U Paese, le blog des Amitiés corses de Lyon

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mercredi 18 décembre 2013

On était à la Fête des Lumières 2013 (2/2)


Bon, la première partie de la balade vous a plu ? Alors suivez encore un peu mes pas pour cette fête du 8 décembre qui unie Lyon et la Corse



Fête des lumières 2013 (2-2) 1 Crédit photo Leelo Corsica

Fête des lumières 2013 (2-2) 2 Crédit photo Leelo Corsica

Fête des lumières 2013 (2-2) 3 Crédit photo Leelo Corsica

Fête des lumières 2013 (2-2) 4 Crédit photo Leelo Corsica

Fête des lumières 2013 (2-2) 5 Crédit photo Leelo Corsica

Fête des lumières 2013 (2-2) 6 Crédit photo Leelo Corsica

Fête des lumières 2013 (2-2) 7 Crédit photo Leelo Corsica

Fête des lumières 2013 (2-2) 8 Crédit photo Leelo Corsica

Fête des lumières 2013 (2-2) 9 Crédit photo Leelo Corsica

samedi 14 décembre 2013

On était à la Fête des Lumières 2013 (1/2)


Ha, le 8 décembre, cette fête qui lie Lyon et la Corse. Je vous emmène avec moi pour une première petite virée sur la presqu'île lyonnaise. 


Fête des lumières 2013 (1-2) 1 Crédit photo Leelo Corsica

Fête des lumières 2013 (1-2) 2 Crédit photo Leelo Corsica

Fête des lumières 2013 (1-2) 3 Crédit photo Leelo Corsica

Fête des lumières 2013 (1-2) 4 Crédit photo Leelo Corsica

Fête des lumières 2013 (1-2) 5 Crédit photo Leelo Corsica

Fête des lumières 2013 (1-2) 6 Crédit photo Leelo Corsica

Fête des lumières 2013 (1-2) 7 Crédit photo Leelo Corsica

Fête des lumières 2013 (1-2) 8 Crédit photo Leelo Corsica

Fête des lumières 2013 (1-2) 9 Crédit photo Leelo Corsica

lundi 4 mars 2013

La Corse à Cham 2013


Oui, oui, je sais, Chamonix, ce n'est pas tout à côté de Lyon. Mais d'abord, c'est en région Rhône-Alpes, dont Lyon est la capitale (la bise à nos amis stéphanois et grenoblois) mais surtout, si je ne vous en touche pas un mot, Andrea va me rappeler à l'ordre (private joke, ne cherchez pas).

 

Toujours est-il qu’à la mi-avril et durant 3 jours, la Corse se déplace à Chamonix.


La Corse à Cham 2012 (visuel) 


Et comme tous les ans (c'est la 9ème édition, si je ne m'abuse), le programme est copieux et de qualité. Cette année, l'invité principal est le groupe Vitalba, qu'on ne présente plus. A ce sujet, la billetterie est ouverte depuis quelques jours


La Corse à Cham 2013 (programme) (Cliquez sur l’image pour l’agrandir)


lundi 27 août 2012

Quelques photos de Santa Giulia


La Corse possède de nombreuses plages superbes. Aujourd'hui, je vous propose une brève excursion sur une des plus connues d'entre elles, la plage de Santa Giulia.



Santa Giulia (1), crédit photo Jessica Farfalla

Santa Giulia (2), crédit photo Jessica Farfalla

Santa Giulia (3), crédit photo Jessica Farfalla

dimanche 19 août 2012

Quelques photos des îles Lavezzi


Je vous propose une petite ballade au sud de la Corse, sur les rives des îles Lavezzi, dont la beauté ne lasse pas.


Les eaux turquoises des îles Lavezzi, crédit photo Caroline Gdclli



Phare des îlesLavezzi, crédit photo Caroline Gdclli

Les îles Lavezzi, inhospitalières et superbes, crédit photo Caroline Gdclli

dimanche 8 avril 2012

On était à la manifestation « La Corse s’invite à Lyon » 2012


 

Quelques amicalistes se sont rendus, le 22 mars dernier à une manifestation organisée par l’Agence du Tourisme de Corse afin de promouvoir les courts séjours hors saison sur l’île.

La soirée s’est déroulée à la Chapelle de la Trinité, dans le 2ème arrondissement de Lyon, lieu qui avait été choisi car Napoléon y a présidé en 1802 la Consulte de Lyon, ayant amené à la transformation de la République cisalpine en République italienne.


La photo rend mal l'architecture somptueuse de la Chapelle de la trinité


A l’occasion de cette soirée, une sélection de produits corses (charcuterie, fromages, huile d’olive, vins) a été présentée, avant un cocktail dînatoire aux couleurs de la gastronomie insulaire.


Le stand de dégustation de charcuterie


On vous mentirait en écrivant qu’on a passé un moment déplaisant.



 

samedi 17 mars 2012

La Corse belle et rebelle, un film de la collection "Connaissance du monde"



Ceux qui ont été en classe à Bastia ont forcément fait au moins une fois une sortie cinéma pour aller au Studio, voir un film de la collection "Connaissance du monde".

Et bien désormais cette collection s'est enrichie d'un film sur la Corse qui sera projeté salle Rameau du 29 mars au 4 avril 2012.


La Corse belle et rebelle


Pour ceux qui seraient intéressés, je propose une sortie en groupe pour la projection du dimanche 1er avril à 15 heures.

Mais si certains veulent y aller à d'autres horaires, ils peuvent utilement jeter un coup d’œil ICI 



mercredi 14 mars 2012

La Corse à Cham 2012


Vous vous en doutez, les amitiés corses de Lyon s’intéressent à tous les manifestations culturelles qui concernent la Corse, non seulement à Lyon et dans le Rhône mais également dans toute la région Rhône-Alpes.

 

Or il se trouve qu’à la mi-avril et durant 3 jours, la Corse se déplace à Chamonix !


La Corse à Cham 2012 (visuel) 


Le moins qu’on puisse dire c’est que le programme sera très relevé.


La Corse à Cham 2012 (programme) (Cliquez sur l’image pour l’agrandir)


dimanche 8 janvier 2012

La jeunesse de Paoli


J’ai lu « La jeunesse de Pasquale Paoli », premier tome d’une trilogie dessinée par Éric Rückstühl et colorisée par Jocelyne Charrance à partir d’un scénario de Frédéric Bertocchini. Pour faire simple, son père était un homme « lettré » qui n’a eu de cesse d’enseigner des valeurs nobles à ses fils, Clemente et Pasquale, telle que la Liberté, l’Union, ou encore le Respect. Nous y découvrons une grande famille corse qui, au temps des Lumières, va unifier les Corses et libérer l’île des Génois. ça, c’est pour le côté sympa de la BD. Pour le reste, je serai un peu plus critique.


La jeunesse de Paoli, tome 1


L’action se déroule entre 1730 et 1757. Et l’œuvre n’est qu’une frise historique illustrée. Nous passons de tableaux en tableaux sans vraiment de liens. Parfois même, de grandes surprises apparaissent. Je n’ai par exemple pas compris pourquoi c’est Pasquale qui a été élu général en chef au retour de son exil, et pas son frère Clemente qui lui n’est jamais parti… Qu’est-ce que Pasquale connaissait de l’île, ayant vécu 16 ans à Naples ? Les insulaires avaient sans doute une raison valable, mais celle-ci est bien mal perçue par le lecteur que je suis. Je dois avouer que le scénario est donc légèrement inexistant. Si seulement l’ouvrage était beau.

La qualité graphique est importante pour une bande dessinée. Cependant, outre un graphisme assez simple, c'est-à-dire avec peu de décors, les personnages ont des contours bruts et anguleux. Un style propre à l’illustrateur que je ne me permettrais pas de juger, mais qui ne met pas en valeur les couleurs de la Corse. J’ai parfois même l’impression que des images historiques ou des photographies ont simplement été copiées et placées dans les cases. Même les costumes « traditionnels » des Montagnards en ressortent tel des tas informes de chiffons marron. Le découpage des planches est quant à lui classique mais efficace et dynamique.

En conclusion, je dirais que cette bande dessinée est un superbe support pour un cours d’histoire corse, mais que qu’elle n’arrive pas à se soustraire de son contenu pour devenir une œuvre à part entière. J’ai apprécié les allocutions corses, la traduction présente sur les dernières pages, ainsi que les explications sur le processus de création. Si vous êtes intéressé par l’histoire de l’île, alors foncez, sinon… passez largement votre chemin.

Enfin, cela n'est qu'un avis, bien sûr !

 

 


mercredi 21 décembre 2011

L'Olympique lyonnais en stage en Corse


La trêve hivernale du championnat de France de Ligue 1 approche à grands pas. Or, qui dit trêve dit stage de reprise.


L__Olympique_Lyonnais_en_stage_a_Porto-Vecchio.JPG
Afin de préparer son match du 8 janvier prochain contre Lyon Duchère (et non pas Lyon LA Duchère messieurs les journalistes sportifs) en 32èmes de la coupe de France, l'Olympique lyonnais sera en stage du 1er au 7 janvier à Porto-Vecchio.

L'occasion pour ceux qui se trouveraient dans la cité du sel d'approcher les deux blessés chroniques les plus chers du foot français attaquants vedettes de l'OL, Gourcuff et Lisandro.


jeudi 8 décembre 2011

Le 8 décembre se fête à Lyon et en Corse


 

Nous sommes aujourd’hui le 8 décembre. Or ce jour se fête tant à Lyon qu’en Corse.

 

Et pour comprendre ces liens improbables, remontons au culte marial très important à Lyon et en Corse. Treize fêtes sont dédiées, chaque année, à la Vierge Marie. Les plus connues sont le 8 septembre, date de la Nativité de la Vierge, le 25 mars, date de l’annonciation et le 15 août, date de la dormition ou Assomption de la Vierge. En Corse, ces fêtes donnent lieu à de nombreuses processions et pèlerinages. Mais revenons au 8 décembre qui fête l’Immaculée Conception de la Vierge Marie, c’est-à-dire le fait que les parents de Marie, Anne et Joachim, l’aient conçue intacte de toute souillure du péché originel. Notons qu’il faut attendre 1477 pour que la date de l’Immaculée conception soit fixée au 8 décembre, soit 9 mois avant le 8 septembre !!! Mais dès le 11ème siècle et particulièrement au 13ème siècle, avec les Franciscains, très présents en Corse, elle est déjà fêtée. Au 17ème siècle, elle devient la fête nationale du Portugal. Et ce concept d’immaculée conception de la Vierge va inspirer de nombreux tableaux. Cette notion ne deviendra un dogme central du catholicisme qu’en 1854 avec Pie IX. Les orthodoxes, quant à eux, ne le partagent pas. Dans le 3ème arrondissement de Lyon, on construit en 1856 l’Eglise de l’Immaculée Conception.

Mais alors, comment en est-on venu à fêter avec autant de ferveur le 8 décembre à Lyon ? Par une série de coïncidences que nous allons rappeler. Depuis le Moyen-âge, Notre Dame de Fourvière, jouit d’un culte fervent. A tel point qu’on lui présenta trois vœux d’importance pour mettre fin à des situations périlleuses. Le vœu d’Anne d’Autriche en 1630 fut exaucé avec la naissance de Louis XIV en 1638. Celui des échevins de Lyon le 8 septembre 1643 fit barrage à la dramatique série d’épidémies de peste qui décima un tiers de la Ville soit 50 000 personnes en 70 ans. Depuis cette date, le maire de Lyon et ses adjoints font le pèlerinage de la cathédrale St Jean à N .Dame de Fourvière. Et de 1872 à 1884, en échange du vœu de 1870 de protéger Lyon des armées prussiennes, on construisit la Basilique de Fourvière. J’espère que vous me suivez.

Immeubles lyonnais avec lumignons 

Comment en est-on arrivé à fêter les lumières le 8 décembre ?

Le 8 septembre 1852, on avait prévu d’inaugurer le nouveau clocher de la chapelle de Fourvière ainsi que la statue de la Vierge en bronze doré. La date fut reportée au 8 décembre, à cause d’inondations et le 8 décembre, à nouveau, un orage empêche l’illumination du nouveau clocher et de la statue avec des feux de Bengale. A la faveur d’une accalmie, les Lyonnais mettent des lumignons  à leurs fenêtres et  chantent jusqu’à la nuit des cantiques en l’honneur de la Vierge Marie. Dès lors, la tradition des illuminations du 8 décembre s’implantera à Lyon. Depuis 1989, avec le Plan Lumière, on assiste à de nombreuses animations artistiques et à partir de 1999, le 8 décembre s’est considérablement amplifié avec le festival des lumières qui dure 4 jours et attire un public de 5 millions de personnes venues du monde entier. Bref, on peut dire que le 8 décembre est un élément majeur de l’identité collective lyonnaise.

Les Lumières à Lyon 

Quel rapport avec la Corse et aussi avec son hymne, le Dio Vi Salvi Regina ?

Retour en Corse au 18ème siècle qui a vu notre île secouée par de nombreux soubresauts politiques et particulièrement à 1729, lorsque les Corses s’insurgèrent contre l’oppression de la République de Gênes. Après de multiples épisodes, le 8 janvier 1735, se tint au Couvent d’Orezza fondé en 1485 par les Franciscains une Consulte déterminante pour la Corse. Les grands hommes du moment qui y participaient, Sébastien Costa, Luiggi Gafferi et le père de Pascal Paoli, Giacinto Paoli énoncèrent la séparation définitive de la Corse avec Gênes. La Constitution Corse, la première au monde, celle qui inspira les Lumières et Rousseau était en germe. Et dans son article premier, la Consulte d’Orezza déclare :

 

« Au nom de la Très Sainte Trinité, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, de l'immaculée Conception de la Vierge Marie, sous la protection de la Sainte Mère Avocate, nous élisons, pour la protection de notre patrie et de tout le royaume l'Immaculée conception de la Vierge Marie, et de plus nous décidons que tous les armes et les drapeaux dans notre dit royaume, soient empreints de l'image de l'Immaculée Conception, que la veille et le jour de sa fête [8 Décembre] soient célébrés dans tout le royaume avec la plus parfaite dévotion et les démonstrations les plus grandes, les salves de mousquetaires et canons, qui seront ordonnées par le Conseil suprême di royaume. »

 

Lors de la Consulte de Corte du 30 janvier 1735 que fut adopté le Dio Vi Salvi Regina comme hymne national.

 

C’est ainsi que le 8 décembre devint le jour de fête de la nation corse et que les deux emblèmes (le drapeau et l’hymne) furent adoptés.

 

Le Dio Vi Salvi Regina, chant religieux dédié à la Vierge Marie, fut créé en 1675 par un jésuite italien Francesco de Geronimo. Il a proposé une version populaire du Salve regina écrit au 11ème siècle par l’évêque du Puy. En Corse, on ne gardera que les deux premiers couplets et on y rajoute un dernier couplet plus guerrier.

 

Dio vi salvi Regina

E Madre Universale

Per cui favor si sale

Al Paradiso.

 

Voi siete gioia e riso

Di tutti i sconsolati,

Di tutti i tribolati,

Unica speme.

 

Voi dei nemici nostri

A noi date vittoria ;

E poi l'Eterna gloria

In Paradiso.

 

En voici, la traduction en français.

 

Que Dieu vous garde, Reine,

Et Mère universelle

Par qui on s'élève

Jusqu'au Paradis.

 

Vous êtes la joie et le rire

De tous les attristés,

De tous les tourmentés,

L'unique espérance.

 

Sur nos ennemis

Donnez-nous la victoire ;

Et puis l'Éternelle gloire

Au Paradis

 

Il est toujours l’hymne identitaire de la Corse. 

Quant au drapeau, il faudra attendre la Consulte de Corte du 24 novembre 1762 pour que Pascal Paoli fasse de la tête de Maure au bandeau relevé sur le front, l’emblème de la Corse. Pascal Paoli voulaient que les Corses voient la Lumière.

C’est avec le mouvement du Ri-acquistu dans les années 70 que le 8 décembre sera à nouveau fêté en Corse, comme « a Festa di a Nazione ».

 

Alors, en ce 8 décembre, si fort de symboles identitaires pour les Lyonnais et les Corses, n’oubliez pas de lever la tête et de regarder vers la Lumière !!!


lundi 5 décembre 2011

La SNCM desservira 2 nouvelles lignes : TOULON - BASTIA et TOULON - AJACCIO

 

A compter du Vendredi 27 Janvier 2012, le car ferry Corse assurera les traversées entre Toulon et la Corse. Il y aura 6 traversées  par semaine en basse saison et 8 traversées par semaine en haute saison.

 

Il faut savoir que c’est le tarif des lignes de Nice qui s’appliquent sur les lignes de Toulon, à savoir :

 

- Enfant à 1€ en périodes bleue et verte ;

- Pas de supplément combustible sur les véhicules ;

- Promotion de 50% sur les véhicules de gros gabarit sur les traversées du  car ferry Corse ;

- Tarif adulte  résidant corse attractif : 5€ en bleu, 15€ en vert, 20€ en blanc et 25 € en rouge (par personne, par trajet, HT).

 

Ainsi, à titre d’exemple, un trajet Toulon-Bastia pour 2 adultes + 2 enfants + 1 véhicule (moins de 4,50m de long et moins de 2 m de haut), sans installation, en période bleue = 115.54 € TTC, soit 28.89 € par passager.

 

Nous vous rappelons que l’amicale peut vous permettre d’être adhérent au Comité de coordination des fédérations et associations des Corses de l’extérieur, Comité qui bénéficie de conditions particulières qui sont maintenus pour 2012.

Pour plus de renseignements à ce sujet, prendre contact auprès de l’Amicale.

 

mardi 25 octobre 2011

A Limea ou le Cédrat de Corse


Rédacteur invité :

Jean-Claude RIBAUT

Producteur de cédrats en Corse,

Président de l'AREFLEC et de CORSIC'AGROPOLE

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Fruit mythique pour chaque corse, le cédrat est un agrume apparu en Chine, et vraisemblablement le premier qui se diffuse en Asie, puis vers la Mésopotamie.


Cédrat


Au passage il prend le nom de « Pomme de Medée » en référence à la Mède en Perse. De là, il se diffuse dans tout le Bassin méditerranéen.

Employé dans les parfums, la médecine mais aussi dans la cuisine, les Romains en faisaient des « confitures sèches ».

Il arrive en Corse au premier siècle avant notre ère. A la fois pour toutes ces vertus, mais aussi pour une tradition religieuse juive, dans la fête des tabernacles, qui associe des branches de myrte, de saule et de palme à un cédrat.

Il se propage aussi tout au long du Maghreb pour arriver dans des sites extraordinaires de l’anti atlas marocain (variété « Etrog »), alors qu’en Italie il prend surtout souche en Calabre avec la variété « Diamante ».

Sur le plan variétal, le « cédrat de corse » dont le nom botanique est « Citrus medica L. Corsica » a, fait l’objet de toutes les curiosités ; En effet, il est le seul dans le monde dont la pulpe est douce et la fleur blanche, alors que tous les autres ont la pulpe acide et la fleur légèrement violacée.


Fleur de cédratier


Sur le plan économique en Corse, il perd peu à peu son aspect cultuel et prend au 19ème siècle un essor considérable dans la fabrication de fruits confits, opération généralement effectuée dans les pays destinataires de toute l’Europe (Livourne, le Sud de la France, la Hollande et l’Angleterre). Les fruits étaient généralement conservés et transportés dans une solution de saumure (eau de mer).

A l’apogée de ce commerce, à la fin du 19ème siècle, les statistiques des douanes font état de 6000 à 8000 tonnes exportées par an, ce qui est vraisemblablement largement en deçà de la vérité, compte tenu des surfaces cultivées sur les piedmonts de l’Ile.

A la fin du 19ème siècle la concurrence s’installe timidement en Crète, puis très vivement à Porto Rico sous l’impulsion du département de l’agriculture des États-Unis, après une période intense d’espionnage économique, tant de la part des américains que des anglais.


Rapport d'espionnage destiné à de hautes autorités britaniques


Le premier conflit mondial, des hivers rigoureux mais aussi les taxes sur les exportations de produits corses auront raison de ce fleuron de l’économie insulaire qui avait donné tant d’énergie et d’espoir aux paysans corses.

Toutes les tentatives pour redynamiser la culture du cédrat ont été vaines. Le renouveau de l’agrumiculture corse, mis en œuvre par le plan SOMIVAC, bien que soutenu par la recherche dans le cadre de la SRA de San Giuliano, remplacée depuis par l’INRA CIRAD, n’avait pas envisagé la promotion de cette culture.

Aujourd’hui quelques agriculteurs corses perpétuent cette culture sur moins d’une dizaine d’hectares, le plus souvent au nom de la Tradition et de la Culture. Il est vrai que c’est peu, mais nous n’oublierons pas d’ajouter pour terminer, que le cédrat a presque disparu de Crète (disparition curieusement liée à la chute du mur de Berlin), représente moins de 40 hectares en Calabre, est à l’agonie à Porto Rico, alors souhaitons lui un avenir meilleur en Corse.

 



lundi 8 août 2011

De Moro Giafferi, magicien du Verbe


Un ouvrage récemment paru, sur le célèbre avocat corse Vincent de Moro Giafferi  (L’auteur préférant l’orthographe avec 2 « r » : de Moro Giafferri.), mérite qu’on lui accorde un peu d’attention. Si ce livre se veut une chronique quasi exhaustive des grands procès de la première moitié du XXème siècle, auxquels de Moro Giafferi a participé, il fait également la part belle aux liens que cet orateur de grand talent entretenait avec  la Corse.


de Moro Giafferi


Ainsi, durant l’entre-deux-guerres, de Moro Giafferi a-t-il été député de la circonscription de Bastia.  Homme de lettres, il a publié plusieurs textes consacrés à l’île de beauté et à ses compatriotes, notamment à ceux, nombreux, qui peuplaient Paris. Le palais de justice ne faisait pas exception, puisque de nombreux collaborateurs de Moro Giafferi étaient corses, tout comme certains de ses contradicteurs. Il eu l’occasion à de nombreuses reprises de croiser le fer à la barre avec son ami César Campinchi. La Corse a été son refuge lors de la seconde guerre mondiale, après l’envahissement de la zone sud. Il est vrai que de Moro Giafferi avait été, à l’occasion du procès de l’incendie du Reichstag, particulièrement virulent contre Goering  et qu’il fallait mieux prendre quelques distances avec l’occupant nazi.

Richement illustré (L’auteur ayant eu accès aux archives familiales.), l’ouvrage fait le récit fidèle d’une vie toute entière consacrée à la défense (A tel point que lors de la guerre de 1914-18, il fut un temps versé comme défenseur devant les tribunaux militaires. Seule exception à cette règle d’airain : il fut en 1956 président de la Haute cour de justice qui jugea le général  Noguès).  Il fait revivre cet amateur de bons mots et de bonne chair, viscéralement attaché à la liberté de l’avocat.

Voici un ouvrage dont, on l’aura compris, on ne peut que recommander la lecture.